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Courts extraits d' Othello Frezzato :

Le syndicaliste :
" Parcourant les Ardennes en "Motobécane", un soir d'hiver très tard, de retour de réunion à Charleville, je trouvai mes deux roues crevées. Croyez-vous qu'il me soit venu à l'esprit de demander l'hébergement et laisser ma moto ? Il fallait que je sois à mon travail le lendemain. Eh bien non ! En pleurant de rage, je ramenai ma moto en la poussant pendant 25 kilomètres et, le lendemain, j'étais à l'heure à mon travail. Par la suite, l'Union départementale acheta une Peugeot d'occasion, une fortune à l'époque (100.000 fr anciens), le coupé "201", deux places. Pour la démarrer l'hiver, il me fallait chauffer le moteur avec le charbon rougi de la chaudière que j'alimentais au dispensaire de Charleville ".

Le président de la CPAM :
Le 27 octobre 1963 : Monsieur Granval, ministre du Travail, a présidé à l'inauguration de l'immeuble regroupant les services de la sécurité sociale, avenue Georges Corneau. Il a précisé dans son allocution " qu'il a choisi d'améliorer le sort des vieux travailleurs plutôt que d'avancer l'âge de la retraite".
O. Frezzato, en sa qualité de président, a formulé les doléances de son conseil d'administration avec concision. Il a exprimé les raisons qui avaient provoqué l'édification et l'inauguration de ce bâtiment aux lignes hardies : " Il était nécessaire de démontrer aux assurés sociaux et aux détracteurs de la sécurité sociale que l'argent des travailleurs est bien employé et que l'édification de ces nouveaux bâtiments ne représente nullement des dépenses somptueuses et inconsidérées, chacun se sent chez lui, le personnel travaille beaucoup mieux, les assurés sont bien renseignés et commencent à comprendre ce que peut être la Sécurité sociale" puis il précise que le financement des travaux s'est effectué uniquement sur les bonis de gestion, ce qui est à l'honneur du personnel, des cadres et de la direction de la caisse...

Le politique :

Elections législatives du 23 novembre 1958 :

O.Frezzato est pressenti par le congrès fédéral du parti socialiste pour la troisième circonscription : Sedan-Vouziers.

Extraits de l'affichette du PS le présentant :
" Militant actif, il fut un de ceux qui ont vu en de Gaulle et en Guy Mollet, des hommes capables de se compléter et d'apporter à la France les solutions rapides aux difficiles problèmes actuels "... 

Elections municipales de Charleville-Mézières - février-mars 1983 :

Tête de liste de la liste :" Servir " :
" Servir la population et non se servir, cela a toujours été mon idéal. Et puis il faut aussi penser qu'il y a des gens qui pensent autrement. Autrement qu'à travers les "Grands". C'est pourquoi, autour de moi, se retrouveront des gens de tous bords qui, même s'ils appartiennent à un parti (radicaux, voire P.R. qui a été oublié dans cette consultation) ne s'en prévaudront pas. La liste s'intitulera "d'intérêt communal". Ses principaux axes de force ne sont pas des promesses, mais uniquement, dans la garantie d'une bonne gestion, de promouvoir des réalisations industrielles dans les Ardennes "
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Court extrait de "Moustache kaki" :

Du haut du belvédère boisé, la section stationnait dans l'attente d'une intervention d'appui pour l'une ou l'autre des compagnies engagées sur le terrain bien en avant de nous. J'avais le loisir d'observer les passages des T6 crachant des roquettes dans le fond d'une vallée particulièrement fournie en failles encaissées et en ravines arborées. Des nids à rats d'où les fells s'étaient probablement planqués. Dans leur dos, un glacis dénudé ne leur permettait pas de l'emprunter sans prendre le risque d'être abattus par les compagnies au contact. Des panaches de fumées blanches s'élevaient dans le ciel azur, elles émanaient des ravines copieusement arrosées par l'aviation, des tirs de précision remarquables. Au point d'impact, il ne doit pas rester grand-chose de propre, les fells ont intérêt de s'éventer au maximum pour ne pas être transformés à l'état de charpie.

Des lignes aérées de tirailleurs ratissent la partie plate et dénudée avant d'atteindre les ravines nettoyées par l'appui aérien. Tout peut encore arriver, quelques rebelles survivant peuvent donner le coup de feu avant de fuir masqués à travers les sinuosités de l'échancrure naturelle. J'en profite pour immortaliser la scène à l'aide de mon appareil photo.Puis soudain...

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Court extrait de LA GALICIENNE :

" Un juif avait ouvert un café-boutique, c'était le seul bâtiment à usage commercial. Les résidents se composaient de familles de Polonais, d'Ukrainiens et d'une autre famille juive. Nous vivions en parfaite harmonie en nous aidant mutuellement quand le besoin se faisait pressant.
On fréquentait, dans les villages proches, selon sa religion, les églises catholiques, orthodoxes ou la synagogue. Notre famille, issue de deux nationalités, se rendait en alternance, aux deux offices, catholique pour mon père polonais et orthodoxe pour mon ukrainienne de mère. Mes sœurs et moi éprouvions une grande joie de cette particularité qui nous permettait de converser et de prier dans les deux langues avec la plus grande aisance. Les Austro-hongrois ne nous n'avaient pas imposé la leur, sauf dans les actes civils. D'ailleurs à l'école, les deux langues étaient enseignées. Tous les résidents de mon hameau étaient propriétaires de leurs biens. En ce qui nous concerne, outre la maison proprement dite, nous avions une petite parcelle de terre à cultiver et un pâturage en commun avec les voisins.
"

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Court extrait de : Le S.T.O. Deux ans sous les bombes à Berlin.

  Mardi 24 août 1943:

Je ne me lève pas avant 8 heures. Je me repose un peu et me demande si je vais pouvoir aller travailler. Les nouvelles affluent et bientôt, nous savons quels coins ont été bombardés. Ce n’est pas du côté de mon chantier, c’est dommage. Je sors. Le ciel est obscurci par un épais nuage de fumée. Le soleil n’arrive pas à percer et les cendres tombent sans interruption.

9 heures : Je pars au travail, mais à 500 m du chantier, je me ravise et, accompagné d’un copain, je vais jeter un coup d’œil sur les lieux bombardés. C’est terrible. Des quartiers entiers sont la proie des flammes. Les bombes éclatent toujours. Dans un rayon d’au moins vingt kilomètres, tout est presque détruit. La fumée nous prend à la gorge. Enfin, je me couche pour le reste de la journée pour me remettre des émotions de cette nuit. Aurons-nous encore alerte cette nuit ? Ca ne manque pas : la sirène retentit à 23 heures 30. C’est un sauve-qui-peut général pour gagner les abris. Quelques bombes sont lâchées vers 1 heure.

Mercredi 25 août  1943:

Je vais au travail. Le camp n’est pas terminé mais les quelques baraquements finis sont occupés par des camarades ayant eu leur lager inondé. Rien à signaler de la journée. Le soir, je vais voir un avion français qui a été descendu la veille. Plusieurs copains de la chambre n’ont plus de travail, leur chantier ayant été incendié et détruit.

23 heures 30 : Encore alerte jusqu’à minuit et demi. Quelques bombes. A noter que des incendies de lundi ne sont pas encore éteints...

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Court extrait de : Recueil d'anecdotes d'une jeunesse mouzonnaise (1943 - 1952)

Ce bâtiment désaffecté avait pour avantage de rassembler la presque totalité des jeunes du quartier. Frères et sœurs mêlés, sous une surveillance réciproque, se réunissaient par affinité d'âge. Nous ne mordions pas sur le territoire des autres sans y être invités. D'après certaines familles, ce lieu n'était pas fréquentable, mais on voyait apparaître tout de même leurs rejetons bien vite rappelés à l'ordre. Comme j'avais une réputation de garçon raisonnable, il m'arrivait qu'on me confiât les plus jeunes pour quelques jeux non agressifs. Régis, couvé par une mère débordante d'amour, Christian, beau comme un dieu avec des boucles blondes amoureusement entretenues par Olga, sa sœur aînée, étaient de ceux-là. J'en prenais soin car ils étaient proprets et je ne voulais point déplaire à ceux qui m’accordaient leur confiance. Pour moi, c’était un boulet et j'avais tôt fait de les mettre dans les mains de mon jeune frère Jacky qui manifestement n'avait aucun complexe pour un épanouissement sans vergogne. Connaissant son acharnement à la véracité des rôles je les surveillais du coin de l’œil, prêt à intervenir. J'étais fier de les ramener à la maison, aussi propres qu'ils m'avaient été confiés. À l'avenir, comme ce fardeau se répétait, je cherchais d'autres lieux, moins appréciés des solliciteurs. Le lavoir fit l'affaire. Il présentait l'intérêt de posséder un petit cheminement protégé par les orties et qui conduisait vers les jardins ouvriers. Un jour je les engageai sur cette piste de tous les dangers, s'y refusant, ils reprirent le chemin de la maison. Mes jeunes protégés ne m'en voulurent pas, car ils avaient pris plus d'assurance et avaient pu batailler quelques concessions avec leurs tuteurs...

 

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20/12/07